Association Gerhard Kiersch Verein [agkv] Courrier Paris Berlin [home]

 

Nr. 4 / numéro 4 (Juni / juin 2001)

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AGKV INTERN :

WAS MACHEN... QUE DEVIENNENT... Julie ASTORG et Stéphane AUZANNEAU
Après s'être investis dans le bureau de l'association, ils viennent de le quitter. Mais que deviennent-ils ? Echanges croisés avec Julie ASTORG (Promotion 1995 / 1997) et Stéphane AUZANNEAU (Promotion 1993 / 1995), précédemment trésoriers de l'association.
(propos recueillis par Jean-Baptiste CUZIN, promotion 1995 / 1997)

Alors que Julie a eu l'occasion de renouer avec de lointaines attaches berlinoises...

Julie, tu as quitté le Vorstand de l'association mais n'as pas pour autant changé de vie ces derniers temps. Mais que fais-tu au juste à Berlin ?

Berlin représente pour moi bien plus qu'un hasard de la vie ou encore une opportunité professionnelle. J'y étais la première fois en 1990. J'avais alors 16 ans. Le mur venait de tomber. C'était alors une véritable excitation de découvrir ce "monde de l'autre côté". Je me vois encore partir fébrile et vaguement apeurée en U-Bahn à la découverte solitaire d'Alexanderplatz. Quelle tristesse et quel égarement je pouvais lire sur les visages des simples passants ou encore du soldat soviétique face à un avenir incertain (la décision de l'unification de l'Allemagne n'était pas encore tombée) ! Cela n'avait rien à voir avec les scènes de liesse populaire que j'avais vues chez moi en France à la télévision, "là-bas de l'autre côté".

J'étais loin alors de me douter que presque 10 ans plus tard je traverserai l'Alex' d'un pas pressé tous les matins pour me rendre ... au bureau, bureau situé dans l'ancien bâtiment du SED, à l'actuel Bundeskanzleramt. Je suis en effet depuis décembre 1998 chargée de mission pour les questions économiques, attachée au service de la Conseillère du Chancelier Gerhard SCHRÖDER pour les relations franco-allemandes, Brigitte SAUZAY.

Nous continuons ainsi d'oeuvrer à notre modeste mesure à la poursuite de l'aventure européenne, qui aujourd'hui, le sommet de Nice nous une fois de plus rappelé, ne se fera plus seulement entre Gouvernements mais en associant activement les sociétés civiles. Ces dernières coopèrent et travaillent ensemble admirablement bien, et pourquoi ? Elles partagent un intérêt commun immédiat et clairement identifié, comme par exemple l'organisation d'une coupe d'Europe de football ou encore l'augmentation des bénéfices de leurs entreprises. Ces forces centrifuges et accélératrices de changement doivent être "branchées" au politique, c'est-à-dire non seulement aux élu(e)s mais aussi et surtout aux institutions et structures de la société qui, elles, s'inscrivent par définition dans une logique de durée et de stabilité. C'est de ces sociétés civiles que viendra l'exigence vers plus d'intégration politique et plus de démocratie au sein de l'Union européenne. C'est à cette cause que nous nous dévouons depuis deux ans et demi. Nous essayons de renouveler un discours politique sur les relations franco-allemandes fondé sur le respect mutuel et la responsabilité dans une Europe réunifiée.

Par ailleurs, nous organisons toute une série de manifestations réunissant multiplicateurs et décideurs issus de la politique, du monde économique, des milieux universitaires en collaboration avec de multiples institutions et associations en France et en Allemagne sur des sujets de société actuels (rôle des femmes dans la future société du travail, culture d'entreprise européenne, épargne salariale...). Enfin, et ce n'est pas la moindre des tâches, nous exerçons un rôle de conseil direct du Chancelier SCHRÖDER en lui fournissant analyses et réflexions sur la situation de politique intérieure française (la cohabitation et ses implications en politique étrangère...).

Cela doit être passionant, mais également assez usant ?

Alors oui, ce job est le fruit d'une passion pour l'Europe, d'un attachement affectif pour deux pays aussi différents que le sont la France et l'Allemagne. Comme toutes les passions, elle est bien sûr dévorante voire usante, surtout lorsque la cadre dans lequel on travaille est un lieu de pouvoir et donc de rivalités sans merci. Mais dans les moments de lassitude inévitables, Berlin vient à mon secours, cette ville pas très belle qui sue l'Histoire et mon histoire. Ma grand-mère y a vécu les années noires du national-socialisme, ma mère y a vécu la construction du mur et les années de contestation étudiante, et moi, j'aurai eu la chance de revoir Berlin unifié, apaisé, de nouveau capitale d'une Allemagne tolérante et ouverte.

...Stéphane a retrouvé à Sciences Po une vieille maison qu'il ne cesse de redécouvrir

Tu as au cours des derniers mois changé radicalement de travail, sans pour autant changer d'employeur. Mais que fais-tu exactement ?

Avant de tenir cette nouvelle fonction que je vais expliquer plus loin, je dirigeais le Programme International de Sciences Politiques et Sociales du 1er cycle de Sciences Po. Ce programme a été et reste encore toujours le fer de lance de l'internationalisation de Sciences Po. Depuis mon changement en juin 2000, je dirige, sous la direction directe de Guillaume PIKETTY, un projet, connu ici sous le nom peu sexy de "banner" et qui est celui d'un logiciel de gestion de l'information. Ce projet a des répercussions très importantes pour la gestion de l'information et de la scolarité, que celle-ci concerne le 1er cycle, le Cycle du Diplôme, les 3èmes cycles (DEA et DESS, école doctorale, MBA), ou encore la formation continue. Il s'agit ni plus ni moins de mettre en place à Sciences po un "progiciel" (logiciel intégré) permettant outre la gestion de la nouvelle scolarité (cf. nouvelle réforme de Sciences Po) d'ouvrir la gestion de la scolarité aux possibilités permises par le web: inscriptions administrative et pédagogiques (au choix de l'étudiant et par le web), consultation des relevés de notes, guichet d'accueil virtuel commun à toute l'institution, information et enquêtes auprès des étudiants...

A terme, tout étudiant, tout enseignant, tout ancien élève disposeront d'un identifiant et d'un mot de passe lui permettant d'aller sur le site de Sciences Po et de gérer les informations qui le concernent directement (adresses, téléphone...). En quoi consiste mon boulot ? A gérer le projet, à veiller qu'il avance compte tenu des impératifs tendus de la scolarité, à faire le relais avec la société américaine qui nous a vendu ce projet pour toutes les transactions commerciales, à organiser les équipes de travail en collaboration avec mes collègues, à soulever les problèmes qui peuvent bloquer la mise en place du progiciel, à l'invention de nouvelles solutions pour structurer les flux d'information qui animent au jour le jour Sciences Po et en particulier tous les échanges entre différents services relatifs à la "gestion" d'un étudiant, d'un enseignant, à la gestion des salles, à la constitution du catalogue des enseignements...

C'est une question que je trouve personnellement très intéressante car elle me permet de prendre conscience de toute la difficulté propre à l'animation d'un changement, à son acceptation par mes collègues qui se servent déjà de cet outil dans leur vie de tous les jours, lorsqu'ils travaillent à Sciences Po. Ce n'est pas une chose facile et j'ignorais au départ ce que cela pouvait représenter en terme de stress. En tout cas, c'est véritablement exaltant car on travaille au jour le jour sur quelque chose qui avance, recule, repart de l'avant, sur lequel nous devons déployer une capacité à convaincre, à expliquer, à former les gens à l'utilisation du nouvel outil, à prendre en compte leur remarques pour l'améliorer, à les rassurer aussi quant aux changements qu'implique ce nouveau progiciel sur leur travail de tous les jours et ceci sur des technologies ultramodernes dont on ne fait que pressentir tous les bouleverssements que cela peut impliquer. Voilà donc en quelques mots.

N'est-ce pas trop étrange de travailler où l'on a auparavant étudié ?

Si, au départ, je n'étais pas vraiment sûr d'avoir fait le bon choix. Je quittais AXA avec une certaine appréhension car si on sait toujours ce que l'on quitte, on ignore comment vont ensuite se passer les choses. Le sentiment d'étrangeté était aussi lié au fait que je passais ainsi de l'autre côté de la barrière, que j'allais voir les "dessous" d'une institution pour laquelle je n'avais pas affectivement de propension particulière. J'ai trouvé mon passage rue Saint-Guillaume dans l'ensemble pas toujours très exaltant quand j'étais étudiant à Sciences Po. Je ne trouvais pas en particulier le caractère chaleureux qu'avait l'autre école dans laquelle j'étudiais aussi alors, l'ENSAE. C'était pour moi un milieu assez arrogant, froid, doutant peu de lui-même et en tout cas assez éloigné de mes préoccupations.

En partant pour Berlin, j'avais bien l'intention de ne plus ou très peu y remettre les pieds... Mais je crois que ce qui m'a plus dans Sciences Po au moment où sur le conseil de Valérie PALMER, j'ai postulé pour le poste de responsable du Programme international, était que j'arrivais à un moment très particulier, celui d'une réforme très ambitieuse, infiniment plus proche de mes convictions, de mes affinités à l'égard de l'étranger, des affaires internationales pour prendre une expression que je trouve parfois un peu surfaite.

J'y ai trouvé des collègues impressionants d'intelligence, de courtoisie, de gentillesse même à mon égard. J'ai été aussi séduit par les vives intelligences, les fortes personnalités auxquelles on est souvent confronté ici, que ce soit parmi les étudiants, les enseignants et mes collègues. Et puis ce fut, c'est aussi l'occasion de faire une chose que je découvre au fur et à mesure, à savoir gérer un nouveau projet et je crois que dans un contexte pareil, c'est une chose assez rare. En plus il y a un plaisir que j'ai découvert même si ce plaisir s'est accompagné de doutes, de beaucoup de travail indépendamment de mon boulot normal sur le projet "Banner". C'est l'enseignement et j'ai beaucoup de satisfaction à être maître de conférence en économie pour des étudiants du Programme international. J'ignorais combien ce métier, à côté de mon "travail normal" pouvait être une vraie bouffée d'oxygène mais aussi combien il remet constamment en cause celui qui enseigne. C'est assez angoissant, pas toujours facile, loin de là, mais très souvent réconfortant.

Et puis l'on se voit à encore quelques années de distance et je dois avouer que je suis très souvent surpris de la maturité des élèves auxquels j'ai pu enseigner cette année... Et puis c'est plaisant d'être parfois apostrophé, quand je ne suis pas habillé en costard cravate, comme si j'avais encore 21, 22 ans .comme bon nombre d'étudiants que je vois tous les jours... J'en profite encore car ce genre de choses ne dure jamais.

Tu es dans une position privilégiée pour observer l'ouverture internationale croissante de Sciences Po. Comment perçois-tu les chances du Cycle franco-allemand de maintenir sa spécificité dans une offre internationale en pleine croissance ?

Cela m'est quand même difficile de répondre mais je dirai que le Cycle franco-allemand a de nombreux atouts désormais, en ce sens qu'à la différence de beaucoup de séjours universitaires à l'étranger, il accorde suffisamment de temps à l'étudiant pour se confronter intimement à la réalité du pays d'accueil. A la différence de trop de stages universitaires de grandes écoles ou d'universités françaises ou étrangères, ce n'est pas seulement pour six mois que l'on part mais pour un an à un an et demi avec la nouvelle réforme du Cycle.

Enfin, avec la double diplômation qu'il offre, il y a une réelle reconnaissance par chacune des institutions de la qualité accordée à un long échange universitaire à base d'immersion réelle et au jour le jour dans la vie estudiantine de nos pays avec ce que cela implique de rencontres intellectuelles, amicales, amoureuses (même si on ne mentionne que rarement ces derniers éléments).

En partant comme cela, on apprend à mieux se connaître, à gagner confiance en soi, à se jouer de difficultés qui une fois prises à bras le corps laissent un sentiment de réel plaisir pour avoir su les surmonter.


DER VEREIN TANZT...

(von Tom DESAVOIE)

Quelques jours avant la Mitgliederversammlung une discussion sans précédent a failli faire exploser la liste de diffusion électronique de l'AGKV.

Alors que les membres du bureau, qui avaient pensé lancer un commencement de débat en vue d'une Mitgliederversammlung à participation limitée, une avalanche d'idées et d'opinions dans les boîtes électroniques leur a montré qu'il suffit parfois de chatouiller la bête pour qu'elle sorte ses griffes... Tout a commencé par ce petit mél : " N'y a-t-il pas lieu de se poser plutôt certaines questions devant la désaffection constatée ? Un ordre du jour pour l'AG plus intéressant avec de vrais projets et ambitions, ce serait aussi plus motivant, non ?

Depuis la fondation, cela n'a jamais existe. Nous n'avons rien en commun, aucune passion par exemple pour l'élargissement de l'UE a l'est, la complexité et les méandres du devoir de mémoire, la gastronomie, les rapprochements industriels, la conception de l'écologie, du régionalisme, ou de la radicalité, etc. (de telles passions s'exprimeraient par des projets et ateliers spécifiques, des réunions plus suivies, des discussions sur cette mailing-list...).

Aucun intérêt non plus pour commenter ensemble l'actu politique littéraire économique et autre franco-allemande via la liste... Tout au plus sommes-nous réunis par (selon les uns et les autres) 1) un intérêt pratique genre annonce de job (le plus justifiable peut-etre), 2) une certaine sentimentalité/nostalgie pour le temps de nos études (le plus charmant, mais quand même), 3) les ambitions de certains à devenir responsables de l'assoce en pensant que c'est la à la fois le bout du monde et le tremplin vers on-ne-sait-quoi vraiment... STOP !!!! Nous donnons à mon sens une piètre image des relations franco-allemandes. Si les membres de l'AGKV boycottaient l'AG cette fois, peut-être serions-nous tous obligés, les anciens du cycle, de faire enfin ensemble quelque chose de bien - ou alors d'abandonner définitivement une assoc qui sert a... quoi ? Gruesse a tous ! " Soyons honnêtes, l'auteur n'est en aucun cas ce que l'on pourrait appeler "neben der Scheibe". Ces questions méritent d'être discutées ...

Et ça n'a pas raté : Certains ont témoigné spontanément leur approbation (au moins sur le fond), d'autres saluaient le retour de la vieille " OSI-Kultur ". D'autres ont souligné que l'association ne puisait pas uniquement son énergie " du bureau (qui est bénévole et prêt à se taper pendant un week-end la corvée de coller des enveloppes) ", mais qu'elle " doit aussi venir de ses membres, et pas seulement dans des belles paroles une fois par an. " Man solle doch aufhören, " de considérer l'association d'un point de vue consumériste. " Wichtig wäre bei Vorschlägen, que cela " débouche sur quelque chose de concret ! " Stimmt. Wichtig ist, was hinten dabei rauskommt. " Kritik ist super " estimait un autre membre en saluant au passage que certains résugissaient " aus der Versenkung, um mal so richtig einen draufzuhauen ! "

Auch Lob gab es: " Ich finde, der Vorstand hat mit der Tagung im letzten Jahr einen wirklich guten Job gemacht und ich weiss, dass die Leute eine Menge Engagement und Zeit in den Verein gesteckt haben. "

Balsam für die Seele. Da wurde von " faire vivre cette association " gesprochen, davon dass die " débats à l'avenir passent par cette mailing-list, puisque visiblement elle est lue ", man fing schon ‚mal heftig an zu diskutieren, und versprach " de participer de facon constructive et de mon mieux à cette liste si elle est également alimentée par d'autres. " Ja, die anderen !

Also, es war heiss, und so heiss, dass es irgendwann hiess: " Je commence à en avoir marre de recevoir 20 messages où chacun donne son avis ... " und in tadelloser musterschülerhaften Art und Weise : " L'analyse de X, argumentée, mesurée, en tous points pertinente, me semble devoir clore le débat. "

Moi, je dis qu'il faut continuer à chatouiller la bête pour se rendre compte qu'elle ne fait que semblant de dormir.

KLATSCH & TRATSCH (kollegial, forcément collégial)

Il est VRAI que :
- es sich mit Protokollen von Mitgliederversammlungen scheinbar wie mit guten Weinen verhält
- Julia S. einen Vertrag für Einweg-Handies ohne Pfand unterschreiben sollte
- Carolin D. neuerdings Buffets boykottiert indem sie sich erst den Teller auflädt, und dann nichts isst

- Les Français trouvent que 50 euros est trop cher, alors que les Allemands trouvent que ce n'est pas assez
- Dirk F. amerikanisches Fernsehen für Deutsche auf deutsch macht
- Frank H. est arrivé à Berlin et qu'il travaille pour un grand hebdomadaire hambourgeois - Fabien P. zu jeder Tage- und Nachtzeit viel zu tun hat, und immer auf dem Sprung ist

- Pierre-Olivier F. vient de tourner son premier grand documentaire
- Le bouche à bouche a été envisagé comme moyen de relancer l'énergie de l'association
- Jean-Baptiste C. a fait son baptème de webmestre du site de l'AGKV : décoiffant !

aber UNWAHR, daß :
- la brasserie Sion est un endroit sans prétention
- Cordula T. a été aperçue sur une plage californienne en train de distribuer des flyer des l'AGKV

- Claire I. unglücklich über ihren Wechsel vom einer grossen elsässischen Regionalzeitung zu einem deutsch-französischen Fernsehsender ist
- Tobias S. und Pascal J. eine Selbsthilfegruppe für gemoppte männliche Angestellte aufgemacht haben

- Philip v.S. vient uniquement aux Mitgliederversammlungen pour veiller à un déroulement conforme aux textes
- Céline C. zur Kandidatur für den Vorstand gezwungen wurde
- Judith S. ne travaille pas depuis peu pour une grande agence de presse française
- Sabine v.O. und Catherine G. keinen Wein mehr mögen und nicht mehr bis spät in die Nacht zusammen diskutieren
- Yann O. change toutes les semaines d'adresse mél.