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Nr. 5 / numéro 5 (April-Mai 2002 / avril-mai 2002)

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MICRO-TROTTOIR :

LA VIE EN EUROSE

Seit dem 1. Januar haben wir eine gemeinsame Währung. Micro-trottoir sur la transition des deux côtés du Rhin...
(par Marianne Bousquet & Carolin Dieterich)

Le sourcil froncé, le nez presque enfoui dans son porte-monnaie, Sophie scrute la pièce qui va sortir, difficile de la distinguer au premier coup d'œil, faute de réflexe sûrement, euroka, il s'agit d'un euro. Zut, le distributeur de café annonce clairement la couleur, elle n'est pas eurose, « je ne rends pas la monnaie » lui dit-il, sa main va alors se balader du côté des pièces cuivrées qui décidément se ressemblent toutes.

A côté d'elle, les remarques vont bon train « pas très souriante la Marianne des 20 cents, un peu trop impressionnant l'aigle allemand, les billets sont drôlement austères … » mais tout se passe finalement vraiment bien ! Pour Claude, 62 ans, marchand de journaux, « l'euro c'est une emmerde de plus » lâche t-il avant de reconnaître que « non c'est plutôt une bonne chose ». Typiquement français !

Léa, 11 ans, collégienne a décidé de garder quelques francs pour ses petits-enfants. Pour Monique, 37 ans, c'est davantage au travail que dans la vie de tous les jours, qu'elle a, en tant que responsable Achats Fournitures, eu le plus affaire au passage à l'euro : vérification de la conversion des prix des catalogues et requête lors de l'augmentation du prix de certains articles …

Tous se sont très rapidement débarrassés de leurs Francs sans les regretter. Monique payait déjà beaucoup avec sa carte bleue, c'est encore davantage le cas maintenant. Ce micro micro-trottoir laisse une impression très positive. Seule ombre finalement : le 0.5% d'inflation pour le seul mois de janvier 2002. Mais en Allemagne, ce fut tout autres choses à en croire les rumeurs en France, la transition se serait faite dans la tristesse mêlée de rancœur, regret, déprime … Qu'en est-il vraiment ? Allo Berlin, wie war's?


Eberhard Lamberti, 55 Jahre, strahlt wie ein kleiner Junge, der so eben seine Schultüte bekommen hat. "Ratet mal, was ich hier habe!" fragt er seine Kollegen und hält drei Tüten mit Münzen in die Höhe. Es ist 9.30 Uhr, 17. Dezember 2001. Seit heute sind in allen deutschen Banken und Sparkassen die Starter-Kids mit einer 20-DM-Mischung der neuen Euro-Münzen erhältlich.

"Das ging zu, als ob es was umsonst gäbe" beschreibt Lamberti seinen Kampf um die begehrten Stücke. Zwei will er an seine Kinder schicken, "für einen guten Start in die neue Währung." Wem der dritte Beutel gilt, will er nicht verraten.

Meinungsforschungsinstitute und Experten hatten sich monatelang Sorgen gemacht: Die "emotionale Bindung" der Deutschen an die DM könnte den Start in die neue Währung zur psychologischen Volkskrise machen. Die Abstimmung mit den Füßen fällt dagegen eindeutig aus: Kein Weg ist zu weit, keine Warteschlange zu lang für das blinkende neue Geld.

"Das war eine sehr schöne Stimmung" erinnert sich Rainer Hillebrand, 34, an den 1. Januar, als er das erste Mal im Supermarkt mit Euros bezahlte. "Die Leute haben miteinander über das neue Geld geredet." Die Vorteile konnte er selbst schon häufiger ausprobieren. "Bei meinen Dienstreisen nach Brüssel muss ich nicht mehr nachdenken, wie viele Belgische Francs ich mitnehmen muss. Alles ist viel einfacher."

Christine Mayer, 61, ist da schon ein bisschen nostalgischer. "Der Euro ist eine gute Sache. Aber bis Ende Februar, als der Euro endgültig die einzige Währung geworden ist, habe ich noch mit DM bezahlt" Die meisten haben ihre alten DM-Bestände schnell ausgegeben. Lieben heißt loslassen können... Keine Sorge, chers voisins, die Deutschen finden das neue Geld äußerst eurotisch!

Carolin Dieterich et Marianne Bousquet

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